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Affronter un marathon, c’est affronter 42 kilomètres de course et un temps moyen de 4 heures. Alors, certes, l’entraînement et la préparation sont nécessaires pour faire face au défi physique, mais la force psychologique joue aussi un rôle très important afin de pouvoir surpasser la difficulté mentale. Et si le marathon est l’une des courses à pied les plus populaires, c’est aussi l’une des plus difficiles et c’est pour cela que le cerveau ainsi que l’esprit doivent être occupés pendant toute la durée de l’épreuve. Nous allons donc vous donner quelques conseils et astuces pour que l’ennui ne prenne pas le dessus et que vous puissiez venir à bout du marathon sans désespérer.

Repenser à son entraînement

Penser à la ligne d’arrivée et au soulagement de l’effort accompli peut être une bonne méthode pour tromper l’ennui, mais peut aussi s’avérer démotivant, car ce genre de pensée va inévitablement rappeler les kilomètres qu’il reste à parcourir. Alors de nombreux marathoniens conseillent plutôt de se remémorer les derniers entraînements, ceux qui ont été positifs et qui nous ont permis de nous améliorer, de nous sentir plus forts, plus sereins et plus puissants.

Penser à sa famille et ses proches

La course à pied est évidemment une discipline très personnelle et un marathonien court pour son propre plaisir. Mais lorsque le plaisir laisse place à l’ennui, penser à sa famille, à ses amis ou aux personnes qui ont participé de près ou de loin à l’entraînement peut être motivateur. En plus de lutter contre l’ennui, cela va réveiller en nous une force qui va nous permettre de continuer, de ne rien lâcher et de nous surpasser pour que tous ceux qui nous suivent et croient en nous soient fiers.

Diviser les kilomètres

Si au départ de la course, penser aux 42 kilomètres à accomplir peut faire peur, penser à ceux qui nous reste à courir lorsque la course a bien commencé peut aussi être vite décourageant. Alors, pour occuper son esprit sans penser aux derniers kilomètres qui nous attendent, certains marathoniens conseillent de les diviser en petits morceaux et de se donner pour chacun d’entre eux un objectif bien défini, par exemple, garder le rythme pendant les 5 prochains kilomètres ou accélérer pendant les deux prochains, etc. Chaque partie de course passera alors plus vite, car nous nous serons focalisés et concentrés sur ce que nous avions à faire et chaque nouveau morceau accompli sera une petite victoire avant la grande de la ligne d’arrivée.

Analyser son rythme et sa foulée

Généralement, l’ennui se fait sentir lorsque le corps s’est mis à « son » rythme de course depuis plusieurs kilomètres. C’est alors le moment parfait pour analyser notre rythme, comprendre ce qu’il se passe dans notre corps et ce que celui-ci essaye de nous faire passer comme message. Dans ce cas-là, il peut être convenable d’accélérer le rythme, même si c’est une accélération qui ne dure pas plus d’une minute, afin de se remettre dans la course et que notre mental se reconcentre sur son objectif.

Se rappeler sa motivation

Lorsque l’on s’ennuie en courant, cela peut être un bon moment pour se souvenir des raisons pour lesquelles on a choisi de pratiquer la course à pied, la difficulté des premiers entraînements, le travail accompli jusque-là, l’inscription à sa première course ou premier marathon, etc. Toutes les choses qui donnent un sens au moment précis où l’on court et pendant lequel on ne trouve plus la motivation d’avancer. Alors, en plus de penser à autre chose, cela va réveiller un sentiment de joie et de fierté personnelle et donner un second souffle à la course.

Essayer la pleine conscience

De manière générale et simplifiée, la méditation de pleine conscience permet de vivre et d’accepter le moment présent à 100 %. Pendant le marathon, lorsque l’envie d’être ailleurs se fait sentir, rappeler son esprit à l’ordre peut être bénéfique.

Cela va d’abord passer par le contrôle de la respiration afin de reconnecter son esprit avec son corps puis cela sera de l’ordre de l’observation, en apportant une attention particulière à ce qui se passe autour de nous : le public, les concurrents, les organisateurs, les barrières de sécurité, etc., afin de capter l’environnement et l’atmosphère générale et se remettre dans le contexte du présent.

Des conseils sur http://bouddhisme-universite.org/meditation-pleine-conscience/ pour la réaliser en 4 étapes.

Se focaliser sur les autres

On l’a déjà dit, le marathon est une expérience vécue en solo et la ligne d’arrivée sera aussi franchie en solo. Mais se concentrer sur les autres coureurs peut éviter de s’ennuyer. Cela peut prendre différentes formes : suivre quelqu’un dans le but de le dépasser, aider un coureur en difficulté, encourager un concurrent en le dépassant, etc. En effectuant une de ces actions, l’esprit sera occupé, concentré et la course prendra un tout autre sens.

Jouer et se distraire

On peut imaginer toute sorte de jeux ou distraction pour éviter l’ennui, et qui auront pour objectif de casser la monotonie et d’augmenter son rythme de course. Parmi ces jeux, on retrouve par exemple celui de cibler un groupe de coureurs devant nous et essayer de donner le maximum pour l’atteindre, ou choisir une couleur et atteindre la première personne qui se trouve devant nous et qui porte un vêtement de cette même couleur.

Observer le public

Même si les visages peuvent parfois paraître quelque peu étranges avec la vitesse, se concentrer sur le public, essayer de capter ce que les personnes qui crient nous disent, écouter les encouragements, lire les pancartes, etc. peuvent être une bonne distraction et surtout une dose de motivation et d’énergie pour continuer la course et ne pas ralentir l’effort.

Réciter

La récitation de phrases qui motivent, que ce soit dans sa tête ou à voix haute, comme une prière, les paroles d’une chanson, un passage de livre, un poème ou tout autre mot peut faire passer le temps, peut tuer l’ennui et va faire retrouver l’envie et la force de continuer.